Diaby : «On veut tout»
Toujours en lice en Premier League et en Ligue des champions (8e de finale retour contre Porto mardi), Arsenal se sent proche d'un premier titre depuis cinq ans, nous dit Abou Diaby.
Abou Diaby, à neuf journées de la fin, Arsenal est toujours très bien placé dans la lutte pour le titre. Est-ce l'année des Gunners ?
En tout cas, on y croit, on sent qu'on est vraiment proche de faire quelque chose. Par rapport à la saison dernière, on pioche beaucoup moins contre les "petites équipes". J'espère que ça va suivre jusqu'au bout, surtout qu'on a l'avantage de ne plus affronter aucun "gros" d'ici là. Le plus important, c'est de garder cette constance, d'enchaîner. On fera les comptes à la fin.
Vous disputez votre cinquième saison à Arsenal. Quel regard portez-vous sur l'évolution du club ? Vous n'êtes plus des enfants ?
L'équipe grandit. On est plus matures dans nos têtes, dans notre jeu. Encore samedi contre Burnley, on rate pas mal d'occasions, mais on finit quand même par s'imposer 3-1. Même si le score aurait pu être plus large, le plus important, c'est la gagne parce qu'aujourd'hui, la seule chose qui manque à Arsenal, c'est un titre. Une fois que ça sera fait, les déclarations comme celles de Patrice Evra auxquelles vous faites allusion, il n'y en aura plus.
Entre le Championnat et la Ligue des champions, n'avez-vous pas peur de vous disperser ?
Non, on veut tout ! On a toujours raisonné comme ça. La Ligue des champions, la Premier League, on ne délaissera rien.
Votre défaite concédée à Porto (1-2) ne vous place pas dans les meilleures conditions...
A l'aller, on a perdu sur deux erreurs regrettables et on s'est mis nous-même en danger. Il faut se rattraper. Ça ne sera pas facile, mais on joue à domicile et on est toujours plus fort chez nous (Les Gunners ont toujours marqué lors de leur trente derniers matches officiels à l'Emirates, sauf lors du 0-3 contre Chelsea en Premier League).
A titre personnel, vous avez manqué le dernier rassemblement des Bleus en raison d'une blessure à un genou. Avez-vous tout de même eu l'occasion de suivre France-Espagne (0-2) ?
J'ai regardé. On a joué contre une très bonne équipe, la meilleure du monde, et ça s'est vu sur le terrain. Après, avec la préparation avant le Mondial...
Pas trop frustré de ne pas y avoir pris part ?
C'est embêtant parce que c'était le dernier match avant la liste des vingt-trois... Maintenant, je ne pense pas que ma place se jouait sur ce match. Si je dois aller au Mondial, ce sera par rapport à tous les efforts fournis cette saison.
Votre place semble dépendre de l'état de forme de Patrick Vieira. Comprendriez-vous qu'il...
(Il coupe) C'est un débat dans lequel je ne veux pas entrer. Il y a un coach qui fait ses choix, il faut les respecter. Que ce soit Vieira ou un autre, tout le monde a envie d'y aller. A chacun de faire son maximum.
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